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 Extrait du livre de Rémi Le Bailly rédacteur en chef de l'hebdomaire INVESTIR consacré à l'introduction en bourse.

Louis Thannberger y est sité à deux reprises par des chefs d'entreprise qui disent de lui ceci:

1. "Infatiguable recruteur de société introductibles Louis Thannberger fit beaucoup pour le dévellopement reussi du Second Marché"

2. "En conclusion, je voudrais souligner qu'il manque sans doute aujourd'hui des développeurs comme Louis Thannberger, sans lui ADA ne serait jamais entré en bourse." (Jean Claude PERTO président Ucar)

 

 Extrait du livre de Marc Moulin : Un enfant tombé dans la Corbeille

« Mais avant de clore ce livre, je ne peux pas ne pas consacrer quelques lignes à un grand acteur du marché financier. Cet homme, c’est Louis Thannberger, l’infatigable voyageur de commerce de la bourse. Ce grand professionnel, est à lui seul une institution boursière, un peu hétérodoxe il est vrai. Nul n’a fait autant pour le marché financier française durant ces trente dernières années. Pourtant Louis Thannberger n’est pas reconnu par "l’estblishement". Tandis que les autorités boursières dissertaient à l’envi sur la "nécessaire reconstitution du tissu boursier" et se lamentaient, il a amené à la Bourse plus de 350 sociétés.

Le second Marché, dont il fut un des promoteurs, a été son heure de gloire. Après le hors cote, il se bat à présent pour le Marché Libre : il en est l’avocat ardent et sait mettre à profit ses mécanismes, comme il l’a montré avec l’introduction de Poweo, concurrent privé d’EDF.

Plus de 90 sociétés qu’il a découvertes, inscrites à présent sur l’Eurolist, assurent plus de 25% de l’effectif de ce compartiment majeur, belle performance pour un seul homme ! Le Marché Libre en abrite 120. Soixante affaires ont été rachetées ou se sont retirées de la Bourse, souvent avec un beau profit pour leurs actionnaires. Seules 30 ont fait faillite. Aujourd’hui, c’est encore ce visionnaire qui assure l’ouverture de Paris vers le grand large. Ne s’apprête-t-il pas à approvisionner la cote en affaires de croissance chinoises ?

Louis Thannberger a entamé sa carrière dans la banque. C’est à la Lyonnaise de Banque qu’il réussit ses premiers faits d’armes avec l’introduction d’Ecco, devenus la multinationale Adecco, de Majorette et de Seb. Cette dernière opération lui apprendra qu’il ne faut pas introduire à un prix trop élevé : une leçon qu’il n’oubliera jamais et qui lui évitera les erreurs que trop de ses concurrents accumulent.

Très vite, il comprend que la banque avec sa culture du crédit est antinomique avec la Bourse. Il va donc inventer son propre métier. A Lyon d’abord, puis, à partir de 1988, à Paris avec sa société Europe Finance Industrie (EFI). Son palmarès unique de plus de 350 introductions, Louis Thannberger l’a arraché à la force du poignet. Il est doté d’une force de conviction peu commune pour persuader un chef d’entreprise des bienfaits de la cotation. Prospecteur infatigable, il a visité environ 5000 sociétés, n’hésitant pas, pour améliorer sa productivité, à recourir souvent à des avions privés ou à atterrir en hélicoptère dans la cour d’usines de province. Pour son plaisir personnel, il affectionne les voitures de sport, anglaises, françaises ou italiennes – il a possédé une Ferrari – jamais allemandes…

Cet alsacien patriote connaît la France dans ses moindres recoins, dès lors qu’ils peuvent abriter une affaire introductible. Son palmarès serait encore plus beau, si maintes de ses cibles ne lui avaient été enlevées par les banques avec un argument un peu fallacieux : n’était-il pas plus convenable et plus sûr de venir en Bourse avec elles qu’avec un franc-tireur aussi brillant soit-il ?

Ce voyageur de commerce sait aussi se transformer en penseur. Peu de responsables réfléchissent autant que lui aux problèmes de fond de la Bourse et par delà de l’économie, consignant jour et nuit ses réflexions et ses raisonnements par écrit. Ce travail acharné, joint à une intuition souvent heureuse, fait à bien des égards de lui un précurseur.

Il y a dix ans, il plaide en vain pour un rapprochement des marchés de Paris et de Francfort. Il jette le premier un cri d’alarme au sujet des excès du Nouveau Marché, sur lequel des jeunes gens aux projets d’entreprise imprécis lèvent des sommes démesurées. Il dénonce les véritables escroqueries de certaines affaires de la prétendue nouvelle économie. Il craint de voir la place de Paris connaître un jour le destin funeste de celle de Lyon et lance des idées pour essayer de la préserver.

Avoir raison trop tôt et insister sur ce qui fait mal lui vaut de nombreuses inimitiés et explique en partie que la COB puis l’AMF lui mènent la vie dure. Mais, avec courage, il n’hésite pas à les défier et porte même plainte contre le «gendarme de la Bourse». De la même manière, il est observateur critique des banques.

Par un paradoxe injuste, la chute du Nouveau Marché, qu’il avait imaginé quelques années trop tôt, et le krach de septembre 2000 à fin 2002, coûtent cher à EFI dont l’activité souffre. Pour trouver un nouveau relais, il n’hésite pas aujourd’hui, à l’âge où les autres sont à la retraite, à se lancer dans d’épuisants voyages à travers la Chine pour rencontrer les chefs d’entreprise de l’Empire du Milieu.

Homme de tous les défis, les conflits le dopent. Il est souvent excessif et peut s’emporter dans la colère et dans les acharnements polémiques. Mais il peut être également d’une gentillesse désarmante avec des gestes dictés par la délicatesse du cœur.»

Extrait du livre intitulé « Un enfant tombé dans la corbeille », Marc Moulin, édition Alteredit de Janvier 2007